GLOSS

Global Sea Level Observing System (COI/UNESCO)

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L’étude et la surveillance des variations climatiques récentes et actuelles du niveau de la mer s’organise au niveau mondial autour du programme GLOSS de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO. Ce programme s’appuie notamment sur un réseau mondial de quelque 300 stations de marégraphie côtière autour duquel s’articulent des réseaux régionaux plus denses. Les stations GLOSS sont typiquement regroupées suivant trois pôles d’intérêt scientifique :

- GLOSS-LTT, pour l’étude des tendances à long terme du niveau des mers,

- GLOSS-ALT, pour la "calibration" des altimètres radar embarqués sur satellite,

- GLOSS-OC, pour la surveillance de la circulation générale des océans.

Il est important de savoir que GLOSS n’a pas de moyens propres pour développer un tel réseau d’observatoires, réseau qu’il convient d’ailleurs de densifier pour mieux appréhender les structures méso-échelle de l’océan, ainsi que les processus complexes qui siègent dans la zone littorale. L’action du programme GLOSS se situe au niveau mondial dans la coordination des ressources et des efforts des participants. Mais, son succès repose sur la participation volontaire des pays et des organismes nationaux. C’est à ce niveau que doivent être mobilisés les moyens concrets.

Contribution française à GLOSS

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Stations françaises contribuant à GLOSS

La carte ci-jointe souligne dans le réseau de marégraphes GLOSS la contribution auquelle la France s’est engagée au moment de la construction du programme au début des années 1980. Malgré l’héritage et la richesse en observations du niveau de la mer, la contribution française au dispositif mondial reste modeste et manque de moyens, en particulier de coordination. Nombreux sont les organismes qui, dans le cadre de leurs missions, exploitent des marégraphes en France. Aucune obligation ou engagement ne les lie aux activités et intérêts scientifiques mentionnés ici. Des actions sont néanmoins possibles ponctuellement à travers des conventions, mais elles sont limitées et inadaptées aux besoins des applications visées. Les initiatives sont individuelles et dépendent souvent de l’intérêt ou de la conscience d’une personne, ou d’un petit groupe de personnes, au sein de ces organismes. Lorsque ces personnes quittent leur fonction, la question de la pérennité des activités engagées se pose.

Apport et motivation de SONEL

SONEL vise à pérenniser et à valoriser, à travers un système cohérent de collecte, d’archivage et de diffusion, les données de marégraphie qui sont produites par les organismes français dans le cadre de leurs missions, et qui s’avèrent d’une grande valeur scientifique pour l’étude des variations climatiques du niveau marin. La valorisation se fera notamment par la synergie des données de marégraphie avec celles de géodésie spatiale, complément indispensable pour comprendre le signal marégraphie sur des échelles de temps longues. L’objet de SONEL est aussi de servir d’interface avec les programmes européens et mondiaux qui ont malheureusement des difficultés considérables à identifier un interlocuteur fédérateur en France.

Le patrimoine historique français

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Archives historiques (marégrammes...)

La France est très riche en observations systématiques de hauteur d’eau le long des côtes sur de longues périodes de temps. Ce sont les astronomes La Hire et Picard qui, en 1679, réalisent les premières séries de mesures en France, à Brest, pendant une dizaine de jours. Ils renouvelleront leur expérience en 1692, pendant plusieurs mois, toujours à Brest. Leur objectif : l’étude de la marée. Leurs résultats montreront l’intérêt fondamental de l’observation pour connaître et déterminer les caractéristiques de la marée en un lieu dans un but de prédiction. Dès 1700, les observatoires du niveau de la mer vont se multiplier sur les côtes de France avec le soutien particulier de l’Académie des Sciences. L’invention d’un appareil mécanique à enregistrement automatique, le marégraphe, en 1839, est attribuée à l’Ingénieur Hydrographe français R. Chazallon (1802-1872). Les ingénieurs géographes se sont également illustrés dans ce domaine, en particulier avec l’invention du médimarémètre à la fin du 19e siècle par Ch. Lallemand (1857-1938), ou encore avec la mise au point d’une méthode de contrôle des performances des marégraphes mécaniques par C. van de Casteele (1903-1977), méthode qui porte son nom dans le volume I du Manuel sur la mesure et l’interprétation du niveau de la mer de l’Unesco (IOC 1985).

Le groupe d’experts GLOSS

Le groupe d’experts GLOSS a pour mission de suivre le développement du programme et de veiller à l’adéquation des objectifs scientifiques avec les moyens et les évolutions technologiques. Les objectifs scientifiques visés peuvent également évoluer. C’est ainsi que l’on voit apparaître depuis le tsunami de Sumatra en décembre 2004 un quatrième volet dans les applications du réseau GLOSS lié aux événements extrêmes (tsunamis et ondes de tempête).

Le groupe d’experts est en particulier constitué de représentants des pays participant au programme. Ils font une synthèse des actions menées dans leur pays, et dressent un état des stations pour lesquelles leur pays s’est engagé. Voici les derniers rapports présentés pour la France :
- Rapport de la France au VIII GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 13-17 octobre 2003.
- Rapport de la France au IX GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 24-25 février 2005.
- Rapport de la France au X GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 5-8 juin 2007.
- Rapport de la France au XI GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 13-15 mai 2009.