L’étude et la surveillance des variations climatiques récentes et actuelles du niveau de la mer s’organise au niveau mondial autour du programme GLOSS de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO. Ce programme s’appuie notamment sur un réseau mondial de quelque 300 stations (voir carte ci-dessus) de marégraphie côtière autour duquel s’articulent des réseaux régionaux plus denses. Les stations GLOSS étaient récemment regroupées suivant trois pôles d’intérêt scientifique :
> GLOSS-LTT, pour l’étude des tendances à long terme du niveau des mers,
> GLOSS-ALT, pour la "calibration" des altimètres radar embarqués sur satellite,
> GLOSS-OC, pour la surveillance de la circulation générale des océans.
Cependant, les objectifs scientifiques peuvent évoluer. C’est ainsi que l’on a vu apparaître depuis le tsunami de Sumatra en décembre 2004 un quatrième volet dans les applications du réseau GLOSS lié aux événements extrêmes (tsunamis et ondes de tempête), se traduisant par des contraintes techniques additionnelles pour satisfaire la nouvelle application.
Groupe d’experts GLOSS
Le groupe d’experts est constitué de contacts nationaux, d’ingénieurs et de scientifiques. Il a pour mission de suivre le développement du programme et de veiller à l’adéquation des objectifs scientifiques avec les moyens et les évolutions technologiques. Les objectifs scientifiques visés peuvent également évoluer come nous l’avons souligné ci-dessus.
Ressources
Il est important de savoir que GLOSS n’a pas de ressources propres pour développer un tel réseau d’observatoires, réseau qu’il convient d’ailleurs de densifier pour mieux appréhender les structures méso-échelle de l’océan, ainsi que les processus complexes qui siègent dans la zone littorale. L’action du programme GLOSS se situe au niveau mondial dans la coordination des ressources et des efforts des participants. Mais, son succès repose sur la participation volontaire des pays et des organismes nationaux. C’est à ce niveau que doivent être mobilisés les moyens concrets.
GLOSS Implementation Plan 2012
La carte ci-jointe souligne dans le réseau de marégraphes GLOSS la contribution à laquelle la France s’est engagée au moment de l’élaboration du programme au début des années 1980. La contribution française au dispositif mondial peut paraître modeste au regard de son héritage et la richesse en observations du niveau de la mer. Nombreux sont en effet les organismes qui, dans le cadre de leurs missions, exploitent des marégraphes en France. Mais elle est aussi ambitieuse de par l’étendue géographique de cette contribution (voir carte ci-jointe) qui soulève de nombreuses questions d’ordre technique et administratif.
Le contexte est aujourd’hui plutôt favorable à une contribution française efficace à GLOSS. D’une part, le SHOM a été désigné référent pour une coordination nationale dans l’observation in situ du niveau de la mer, la gestion et la diffusion des mesures en résultant (voir l’instruction permanente du Premier ministre n°863/SGMer du 20 avril 2010). D’autre part, SONEL est reconnu par une labellisation de Service d’Observation de l’INSU (CNRS) et par une labellisation de Système d’observation et d’expérimentation au long terme pour la recherche en environnement (SOERE) de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement (AllEnvi) en 2011.
Quelques éléments sur le fonctionnement de GLOSS
Il est en effet important de savoir que GLOSS (Unesco) n’a pas de ressources propres pour développer un tel réseau d’observatoires. L’action du programme GLOSS se situe au niveau mondial dans la coordination des ressources et des efforts des participants. Son succès repose sur la participation volontaire des pays et des organismes nationaux. C’est à ce niveau que doivent être mobilisés les moyens concrets, d’où l’importance du contexte de soutien évoqué ci-dessus.
Le programme est suivi par un groupe d’experts qui est constitué de contacts nationaux, d’ingénieurs et de scientifiques. Ce groupe a donc pour mission de suivre le développement du programme et de veiller à l’adéquation des objectifs scientifiques avec les moyens et les évolutions technologiques. Les objectifs scientifiques visés peuvent également évoluer. C’est ainsi que l’on a vu apparaître depuis le tsunami de Sumatra en décembre 2004 un quatrième volet dans les applications du réseau GLOSS lié aux événements extrêmes (tsunamis et ondes de tempête).
Les contacts nationaux sont désignés par le Comité National de la COI de chaque pays participant au programme. En France, Guy Wöppelmann (Université de la Rochelle) est le contact national depuis 2004. Il a succédé à Christian Le Provost (LEGOS, Toulouse). Le rôle des contacts nationaux est de préparer les synthèses des actions menées dans leur pays, et de dresser un état des stations pour lesquelles leur pays s’est engagé. Voici les derniers rapports présentés pour la France :
Rapport de la France au VIII GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 13-17 octobre 2003.
Rapport de la France au IX GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 24-25 février 2005.
Rapport de la France au X GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 5-8 juin 2007.
Rapport de la France au XI GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 13-15 mai 2009.
Rapport de la France au XII GLOSS GE Meeting, UNESCO, Paris, 9-11 novembre 2011.
Cliquez sur le lien du programme GLOSS pour plus d’informations sur celui-ci et la contribution de SONEL.
Depuis novembre 2011, SONEL est devenu le centre de données GNSS (GPS) de GLOSS dédié aux stations proches des marégraphes. SONEL est aussi le centre de données principal du projet pilote TIGA (GPS Tide Gauge Benchmark Monitoring Pilot Project), qui est devenu en 2010 un service permanent du Service international GNSS (IGS).
SONEL fournit de l’information sur l’état des stations GNSS (GPS) aux marégraphes à travers une interface dynamique web (e.g., la carte ci-dessus). SONEL collecte, archive et distribue des données GNSS (GPS). Dans son prochain plan d’action (GIP 2012), GLOSS continuera à s’appuyer sur SONEL et TIGA (IGS) pour la collecte, le traitement et la diffusion de données GNSS aux marégraphes. GLOSS travaillera aux côtés de TIGA (IGS) pour définir les produits des analyses GNSS utiles aux applications du niveau de la mer, avec des standards et formats adaptés à cette communauté, concis mais informatifs et complets.
Un élément clé dans cette entreprise sera la mise à disposition et la maintenance des liens métrologiques entre antenne GNSS et zéro du marégraphe (ou repère de marée). Dans cet objectif, SONEL a commencé à se coordonner avec le PSMSL pour rendre accessible l’information disponible dans les stations du programme GLOSS (Cliquez sur l’image pour plus d’information) en mettant en relation les bases de données respectives de SONEL et du PSMSL.
Tous les opérateurs de marégraphes, qu’ils soient associés à GLOSS ou pas, sont encouragés à inclure leurs observations GNSS (GPS) et méta-données dans SONEL pour traitement ultérieur par TIGA dans l’état de l’art des meilleurs centres d’analyses du domaine du spatial GNSS regroupés dans l’IGS.