Pour apporter des éléments de réponse à la problématique des changements du niveau de la mer, le long des côtes françaises, mais aussi pour contribuer aux dispositifs régionaux et mondiaux d’observation, huit domaines d’activité sont actuellement identifiés dans SONEL :
Fédérer les réseaux existants (RONIM, ROSAME) et veiller à l’intégration des réseaux émergeant à l’échelle territoriale dans un système unique.
Collecter et archiver les observations des stations ; les diffuser à travers un guichet unique. Cette activité comprend un volet historique de sauvetage du patrimoine parfois séculaire à grand potentiel scientifique aujourd’hui dans le contexte actuel de changement climatique.
Contrôler la qualité des observations, mais aussi les performances des instruments sur le terrain ; leur apporter les compléments de mesure nécessaires pour qu’elles deviennent utiles, par exemple en géodésie (GPS, gravimétrie absolue…) pour estimer la stabilité géodésique des sites.
Elaborer des produits spécifiques à partir des observations, en particulier des niveaux moyens mensuels et annuels pour le service international PSMSL, des mouvements verticaux des marégraphes dans un repère géocentrique pour l’IGS, qui répond à une demande explicite du programme mondial GLOSS.
Assurer le service et son évolution en accord avec les besoins des utilisateurs, mais aussi avec les contraintes techniques du matériel informatique, et des producteurs de données.
Stimuler et soutenir la recherche et la valorisation des observations ; mener ses propres analyses aussi bien sur la métrologie du niveau marin que sur leur exploitation scientifique.
Effectuer des analyses de données et publier des résultats scientifiques.
Promouvoir l’échange d’information entre producteurs, utilisateurs ; partager le savoir-faire technique, surtout dans le contexte actuel d’émergence de réseaux territoriaux ; participer aux réunions des programmes internationaux pour assurer l’intégration de la participation française dans ceux-ci.
Rappelons que le rôle de coordination en matière de marégraphie est très largement souhaité par les différents acteurs du domaine et vivement recommandé dans le rapport du sénateur Courteau. SONEL servirait ainsi d’outil pour aider à assurer cette coordination avec les cherucheurs et les applications scientifiques.