TIGA

Surveillance géodésique des marégraphes par GPS

Le site web du projet (hébérgé par le GFZ, Potsdam).

L’IGS (Service international GPS/GNSS) est membre de la fédération des services d’analyse de données d’astronomie et de géophysique (FAGS). En avril 2001, l’IGS a établi un projet pilote de soutien au programme GLOSS, appelé TIGA (initiales de marégraphe en anglais : tide gauge), et a lancé un appel à participation à ce projet deux mois plus tard. L’objectif de TIGA est d’apporter l’infrastructure de recherche nécessaire à la surveillance géodésique des marégraphes. Les principales composantes identifiées dans cette infrastructure sont : (i) des stations opérationnelles couplées marégraphe - GPS, (ii) des centres de données spécialisés, (iii) des centres de traitement des mesures GPS orientés vers le rattachement et la surveillance géodésiques des marégraphes, (iv) des centres de validation et d’évaluation des résultats par inter-comparaisons.

Participation française à TIGA

L’université de La Rochelle a coordonné une réponse à cet appel à participation par une proposition conjointe avec les équipes de recherche intéressées de l’ENS, de l’IGN et du SHOM. Cette proposition a été revue par les experts de l’IGS et jugée très favorablement en novembre 2001, connue comme le consortium ULR. Elle rentre dans la logique du système SONEL et se situe dans les trois premières composantes de TIGA. La proposition comprend :

- Six stations d’observations couplées GPS - marégraphe : Ajaccio (IGN/SHOM), Brest (IGN/SHOM), Dumont d’Urville (ENS/IGN), La Rochelle (Université de La Rochelle/SHOM), Marseille (IGN), et Saint Jean-de-Luz (IGN/SHOM). D’autres stations françaises devraient y participer à terme, en particulier Papeete, Nouméa et Kerguelen.

- Un centre de données spécialisé, que le laboratoire LIENSS met en place à l’université de la Rochelle. Il ’est initialement construit avec le concours de l’IGN dont l’expérience dans la collecte, l’échange et la diffusion de données GPS est reconnue. L’IGN gère en effet l’un des trois centres globaux de l’IGS, opérationnel depuis l’origine de l’IGS en 1992. Aujourd’hui, c’est avec l’appui du Centre de Ressources Informatiques de l’université qu’il fonctionne.

- Un centre de traitement des mesures GPS complète naturellement le centre de données. Il s’est établi avec le concours des chercheurs du laboratoire LAREG de l’IGN qui ont une expérience des traitements GPS en réseaux régional et continental. Le centre d’analyses ULR dont l’infrastructure de calcul se trouve à l’université de La Rochelle s’appuie sur un cluster de 128 noeuds acquis en 2008. Il a permis de réduire les temps de calcul de manière très significative, passant de 1 an à 2-3 semaines pour traiter 10 ans d’observations GPS d’un réseau global de quelque 200 stations. Il ouvre de très importantes perspectives d’expérimentation (nouvelles stratégies, modélisations, corrections). En particulier, il a permis au groupe ULR de concourir avec les 9 des plus prestigieux groupes du domaine du spatial à la première campagne ’reprocessing’ du service international IGS.

L’échelle des centres de données et d’analyses GPS est mondiale : près de 310 stations sont collectées, traitées et mises à disposition de la communauté internationale. Elle correspond à la composante mondiale de SONEL, entrevue à l’origine du projet SONEL, mais intégrée dès à présent compte tenu du contexte international. Soulignons qu’une composante européenne plus dense est étudiée avec l’émergence du service européen ESEAS. Elles participent toutes de l’infrastructure de SONEL.

Pour en savoir plus (site web du projet).